Bienvenue à La Halle aux licenciements...



Spécialisé dans l’habillement, le groupe Vivarte, qui exploite une dizaine de marques dont Caroll, Chevignon, Kookaï, Naf Naf, San Marina, etc. vient d’annoncer 1 600 licenciements sur 22 000 salariées, via la fermeture de centaines de magasins André et La Halle aux vêtements/aux chaussures. Pour les travailleures qui subissent déjà le sous-effectif, le temps partiel imposé et le travail du dimanche, le coup est rude.


Les salariées paient ainsi l’échec de la stratégie de montée en gamme ainsi que le développement de magasins en centre ville, comme dans des anciens Virgin Megastore, loin des chaussures bon marché et des implantations peu coûteuses en ZAC qui ont fait sa renommée. Le responsable de cette politique, Marc Lelandais, PDG jusqu’en 2014, s’en sort bien, lui qui est remercié… avec un chèque de départ de 3 millions d’euros !

Pas de problème pour Macron, interviewé peu après cette révélation sur RTL : « L’État ne va pas s’immiscer, je ne vais pas faire une loi pour le patron de Vivarte. » On peut dire qu’il reste fidèle à la ligne socialiste qui prévalait sous Jospin qui lui déclarait en 1999, au moment des licenciements chez Michelin : « L’État ne peut pas tout. »

Par contre, prendre une loi pour faciliter les licenciements pour la plus grande satisfaction des patrons, c’est possible !

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